
L'usage divinatoire du Tarot pourrait être daté de 1527 avec la parution du Chaos del Tri per uno, essai littéraire de lecture divinatoire avec les tarots de Teofilo Folengo écrit sous le pseudonyme de Merlin Cocai. Toutefois cette source est isolée et encore sujet à débats.
C'est au cours des premières années du xviiie siècle à Bologne en Italie qu'est attesté le premier document connu avec la liste des cartes et leurs significations divinatoires1.
Le rayonnement du Tarot divinatoire fondé sur le Tarot de Marseille ou le Tarot de Besançon prendra son essor en France avec Antoine Court de Gébelin.
L'approche moderne des Tarots comme instrument d'interprétation (essentiellement divinatoire) prend sa source à la fin du xviiie siècle, en pleine période des Lumières, dans l’œuvre d’un érudit protestant célèbre à l’époque : Antoine Court de Gébelin2 avec son Monde Primitif3.
Son travail sera repris et réinterprété dans les livres d'Etteilla. Jean-Baptiste Alliette dit Etteilla, occultiste du xviiie siècle penché sur la cartomancie4, inspiré par les écrits de Court de Gébelin, décida de restituer aux Tarots ce qu’il estimait être leur forme primitive et il en remodela l’iconographie5 ; il le baptisa Livre de Thot.
Eliphas Lévi dénonça les erreurs d’Etteilla en affirmant que les 22 Triomphes correspondaient à 22 lettres de l’alphabet hébreu mosaïque, rapprochement déjà fait dans l'ouvrage de Court de Gébelin sous la plume du C. de M.6.

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